Damien debut avec un labrador sable assis à sa gauche

La saga de l’été : témoignages d’éducateurs

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Épisode 3 : L’accompagnement de la personne déficiente visuelle

Le métier d’éducateur de chien guide n’est pas uniquement tourné vers le chien. C’est aussi un métier d’accompagnement de la personne en situation de handicap visuel. Damien, éducateur, nous explique cette facette parfois méconnue de son métier :

« Notre métier comporte également un volet social et humain important. Ce relationnel avec les personnes aveugles ou malvoyantes est toujours une source de motivation et d’épanouissement depuis mon arrivée dans le chien guide il y a 9 ans. Lors de la demande du chien guide, les éducateurs interviennent à différentes étapes.

Pour la validation du dossier, nous accueillons la personne déficiente visuelle au sein de l’Association durant 2 jours. L’objectif est, tout d’abord, de confirmer que le chien guide est la solution la plus adaptée aux besoins de la personne. Des sorties sont donc réalisées en présence de chiens pour observer le relationnel entre la personne et les animaux, expliquer la tenue du harnais de guidage et le positionnement à côté du chien. C’est aussi l’occasion de définir le profil de la personne comme sa vitesse de marche ainsi que le tempérament du chien qui pourrait lui correspondre.

Selon l’expérience du demandeur déficient visuel, nous pouvons lui proposer un stage canin. Cela lui permettra d’apprendre à communiquer avec l’animal et à s’en occuper : soins, brossage, nourriture, etc.

Une fois la demande accordée, nous programmons des essais avec différents chiens. C’est un moment stressant pour la personne déficiente visuelle, mais aussi excitant car tout devient concret. Notre mission est de trouver le bon binôme maître déficient visuel/chien guide tant au niveau du caractère que de la vitesse de marche.

Une fois le binôme trouvé, le stage de remise peut commencer. C’est la finalité de notre travail. Durant 15 jours (une semaine au sein de l’Association, une semaine au domicile du bénéficiaire), nous transmettons un maximum d’informations au maître déficient visuel dans le but de lui apprendre à se déplacer en sécurité avec son chien. Pour réussir, nous devons instaurer une véritable relation de confiance entre les deux compagnons. Et surtout, nous devons être pédagogues.

Au début de la remise, je suis présent dans le guidage. Puis, petit à petit, je m’efface pour laisser la personne en autonomie avec son chien et permettre à l’équipe de trouver son rythme. Nous organisons ensuite régulièrement des suivis afin de veiller au bon fonctionnement du binôme. Je reste disponible et à l’écoute du duo. J’interviens par exemple pour travailler de nouveaux trajets, pour corriger certains comportements à risque ou encore pour mettre en place des solutions afin que l’équipe puisse réaliser des activités ensemble en toute sécurité comme la course à pied ou la randonnée. Ces suivis s’étalent jusqu’à l’âge de la retraite, bien méritée, du chien guide (10 ans environ) ».

 

 

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