En juin, nous vous présentions un Aribo apprenant vite et sans rien perdre de son dynamisme naturel, avec une propension bien à tout proposer. Deux mois plus tard, son éducateur Jonathan constate une nette progression, avec tout de même une petite régression après les grandes vacances, comme c’est le cas pour la plupart des chiens.
Apprendre à faire se faire confiance
Aribo est aujourd’hui plus confiant et moins sensible dans les environnements complexes (avec beaucoup de monde ou de trafic).
Le prochain défi identifié par Jonathan est justement là : qu’Aribo apprenne à se détacher un peu de son éducateur et de son besoin de validation.
« Il me regardait souvent pour que je valide si c’était bien ou pas, explique Jonathan, chose qu’une personne déficiente visuelle ou aveugle ne pourra pas faire. Le travail du moment porte sur le fait qu’il prenne confiance, car il fait les choses bien. »

Un guidage déjà très complet
Sur le plan technique, le bilan est impressionnant. Aribo maîtrise désormais les directions, les lignes, les trottoirs, les contournements simples et complexes, le vide, l’évitement de personnes, ainsi que la recherche d’objectifs comme une porte ou un siège, et le rapport d’objets. Il reste deux points de travail : les hauteurs au-dessus d’un mètre, encore compliquées pour lui, et une vitesse de marche plus régulière.
Aribo, c’est avant tout un chien d’action. Enthousiaste et dynamique dès qu’il y a un objectif à atteindre, il a tendance à s’ennuyer et à ralentir sur les grandes lignes droites sans sollicitation. « Il faut qu’il comprenne que marcher, même sans consigne particulière, ça peut être amusant », résume Jonathan en souriant. C’est précisément sur cette gestion de l’allure que porte le travail actuel.
Un contournement de chantier réussi haut la main
Jonathan garde en mémoire une sortie récente en centre-ville où Aribo, sans y avoir été préparé, a contourné du premier coup une zone de travaux particulièrement difficile.
Un autre souvenir marquant : son retour à l’école après un mois de vacances au vert, où il venait sans cesse chercher son harnais pour le rapporter à Jonathan, tant il avait hâte de repartir en sortie.

Le chanteur du matin
Impossible de parler d’Aribo sans évoquer son petit rituel bien connu : chaque matin, quand on vient le chercher, il entonne son chant matinal, au grand bonheur de tous ceux qui l’entendent… et au grand désespoir de Jonathan, qui peine encore à corriger cette habitude.
« Il a un petit fond sensible, et parfois il faut accepter que tout n’est pas soluble », concède-t-il.
À la maison, un compagnon facile à vivre
Du côté de sa famille d’accueil, l’été a rimé avec balades nocturnes pour échapper à la chaleur.
Aribo reste un chien toujours aussi facile à vivre : il ignore totalement les personnes qui l’interpellent dans la rue ou le métro, mais réserve un accueil chaleureux à tous les invités de la maison. Il aime jouer avec les autres chiens du quartier, même si certains, impressionnés par son gabarit, lui aboient dessus, ce qui le laisse à chaque fois un peu déçu.
Une nouvelle habitude attendrissante
Chaque matin, Aribo a désormais son propre rituel : il attrape son petit tapis dans la gueule, puis attend l’autorisation avant de commencer son fameux chant matinal, tout en se frottant contre sa famille pour réclamer des caresses.
Avec un équilibre entre confiance grandissante et petites manies bien ancrées, Aribo poursuit sereinement son chemin vers la certification


